Ovocyte défolliculé
Un ovocyte défolliculé est un ovocyte de Xenopus dont les enveloppes cellulaires folliculaires ont été retirées manuellement ou par digestion enzymatique. La cellule germinale et sa membrane vitelline sont conservées, mais elle n’est plus entourée par la thèque et les cellules folliculaires ovariennes. Cette préparation facilite la micro-injection, la culture et les mesures électrophysiologiques.
Défolliculation manuelle ou enzymatique
La méthode manuelle libère chaque ovocyte avec de fines pinces. Elle convient à de petits effectifs et limite l’exposition aux enzymes, mais demande du temps et une manipulation délicate. Une couche interne de cellules folliculaires peut subsister, ce qui importe surtout lorsque l’expérience mesure de l’ADN, des transcrits ou une réponse portée par ces cellules.
La méthode enzymatique traite des fragments d’ovaire, le plus souvent avec une collagénase dans un milieu dépourvu de calcium. Elle permet d’obtenir rapidement de nombreux ovocytes séparés. La concentration, la durée, l’agitation et les lavages influencent toutefois l’intégrité de la membrane, la survie en culture et les propriétés électriques.
Conséquences expérimentales
Les cellules folliculaires sont couplées à l’ovocyte par des jonctions communicantes et participent à certaines réponses hormonales ou ioniques. Leur retrait peut donc modifier des courants membranaires, la cinétique de maturation et l’action de gonadotropines. La progestérone agit directement sur l’ovocyte défolliculé pour déclencher la reprise méiotique, tandis que l’action de l’hCG chez Xenopus dépend principalement du contexte ovarien.
Un ovocyte défolliculé n’est ni un ovocyte ovulé ni un œuf fécondé. Il reste une cellule expérimentale préparée à partir de l’ovaire. Son stade de croissance, la qualité de la défolliculation, le délai de récupération et les conditions de culture font partie de l’état biologique de l’échantillon.