Pêche à la ligne
La pêche à la ligne regroupe les engins dans lesquels un ou plusieurs hameçons sont reliés à une ligne et capturent les animaux attirés par un appât, un leurre ou le mouvement de l’engin. La ligne peut être tenue à la main, portée par une canne, traînée derrière un navire ou munie de nombreux avançons. Le principe commun est l’hameçon, non le caractère récréatif de la pratique.
Usages et engins
La classification internationale des engins distingue notamment les lignes à main et lignes de canne, les palangres calées ou dérivantes, les lignes de traîne et les turluttes. Ces engins diffèrent par le nombre d’hameçons, leur espacement, la profondeur, la mobilité et la mécanisation. Une canne individuelle et une palangre commerciale appartiennent donc à la même grande famille technique tout en produisant des efforts de pêche très différents.
La pêche à la ligne est pratiquée pour le loisir, la subsistance, la pêche professionnelle et l’échantillonnage scientifique. Elle n’est donc pas synonyme de pêche sportive. Une opération se caractérise par le nombre d’hameçons, la durée d’immersion ou de traîne, le nombre de relevages et, selon l’engin, la longueur de ligne.
Sélectivité et effets
La taille et la forme de l’hameçon, l’appât, la profondeur, la saison et le comportement des espèces influencent la taille et la composition des prises. Cette pêche sélective reste imparfaite : oiseaux, tortues, mammifères marins, requins ou poissons non ciblés peuvent être capturés selon le milieu et l’engin. Les blessures et la mortalité après remise à l’eau varient avec la localisation de l’hameçon, la profondeur de capture, la durée du combat, la température et la manipulation.
Les règles relatives aux permis, tailles, périodes, nombres d’hameçons, appâts et espèces protégées dépendent du territoire et de l’usage. Le terme général « pêche à la ligne » ne permet donc pas, à lui seul, de déduire la réglementation applicable ni l’impact d’une opération.