Photopériodisme
Le photopériodisme est la réponse physiologique ou comportementale d’un organisme à la durée relative du jour et de la nuit. Il permet d’utiliser la photopériode comme information saisonnière pour régler la reproduction, la croissance, la migration ou un changement de stade. Il désigne une réponse au calendrier lumineux, dont la nature et l’amplitude diffèrent entre espèces.
Percevoir la durée plutôt que la seule lumière
Une réaction immédiate à l’éclairement, telle qu’une fuite vers l’ombre, n’est pas nécessairement photopériodique. Le photopériodisme implique la prise en compte de la durée des phases claires et sombres, souvent en relation avec des horloges biologiques. La longueur critique du jour et l’importance de la nuit varient selon les organismes et les processus concernés.
Chez les poissons, la lumière peut être reçue par la rétine, la glande pinéale et des photorécepteurs situés ailleurs dans le système nerveux. Le signal de mélatonine reflète généralement l’alternance lumineuse. Il participe aux systèmes de mesure du temps, mais son rôle ne constitue pas une chaîne causale unique démontrée pour la reproduction de toutes les espèces.
Les réseaux neuroendocriniens, les horloges et les conditions du milieu interviennent ensemble. La température, les ressources et l’histoire de l’animal peuvent modifier la réponse à un même calendrier lumineux. Deux populations ne réagissent donc pas forcément de manière identique.
Portée en aquaculture
Une modification du calendrier lumineux peut déplacer certaines étapes de maturation ou de croissance. Son effet dépend de l’espèce, de l’âge, du stade reproducteur et de l’exposition antérieure. L’intensité et le spectre déterminent aussi le signal effectivement reçu ; compter les heures d’allumage ne suffit pas à caractériser l’exposition.
Le photopériodisme doit être distingué du rythme circadien, qui décrit une oscillation proche de vingt-quatre heures. Les deux systèmes interagissent, mais un rythme quotidien ne prouve pas une réponse saisonnière. De même, un changement observé après modification de l’éclairage peut résulter d’un effet sur l’activité ou l’alimentation, sans démontrer à lui seul un mécanisme photopériodique reproducteur.