Plotosidae
Les Plotosidae, ou plotoses, forment une famille de poissons-chats de l’ordre des Siluriformes. Ils vivent principalement dans les régions tropicales et subtropicales de l’Indo-Pacifique. La famille comprend des espèces marines côtières, estuariennes et dulçaquicoles, particulièrement diversifiées en Australie et en Nouvelle-Guinée.
Morphologie
Leur silhouette se distingue de celle de nombreux autres silures par une longue nageoire médiane continue : la seconde dorsale, la caudale et l’anale confluent autour de l’extrémité postérieure et donnent une queue d’aspect anguilliforme. La tête porte habituellement quatre paires de barbillons sensoriels. Les nageoires dorsale antérieure et pectorales possèdent des rayons épineux robustes.
Chez plusieurs espèces, ces épines sont associées à un appareil venimeux. Une piqûre peut provoquer une douleur intense et des manifestations locales ou générales ; le risque concerne notamment les pêcheurs, les baigneurs et les soigneurs manipulant un animal hors de l’eau. Cette défense ne doit pas être confondue avec une agressivité active : la plupart des accidents surviennent lors d’un contact ou d’une manipulation.
Écologie et comportement
Les régimes alimentaires varient avec l’habitat et la taille. Ils comprennent notamment crustacés, mollusques, vers, insectes aquatiques et petits poissons détectés près du fond grâce aux barbillons et aux autres systèmes sensoriels. Certaines espèces d’eau douce occupent des rivières, marais ou lacs, tandis que des espèces marines fréquentent les récifs, herbiers, estuaires et fonds meubles peu profonds.
Les juvéniles du plotose rayé, Plotosus lineatus, forment des bancs très compacts qui se déplacent comme une masse coordonnée. Les adultes sont plus souvent observés en groupes moins denses ou isolément. Cette espèce largement distribuée ne résume toutefois pas la diversité écologique de la famille.
Classification et identification
Les Plotosidae appartiennent aux Siluriformes. La combinaison de la queue entourée par une nageoire continue, des barbillons céphaliques et des caractères du squelette permet de les différencier des familles de poissons-chats dont la nageoire caudale reste nettement séparée. L’identification à l’espèce repose aussi sur les proportions corporelles, la dentition, la livrée, le nombre de rayons et l’origine géographique.