Pomacentridae
Les Pomacentridae sont une famille de poissons surtout marins comprenant les demoiselles et les poissons-clowns. Dans la classification actuelle du catalogue d’Eschmeyer, elle appartient aux Blenniiformes et rassemble vingt-neuf genres pour quatre cent trente-huit espèces valides. Très présents dans les communautés récifales, ses membres présentent des régimes alimentaires et des organisations sociales variés.
Diversité de formes et de régimes
Le corps est souvent comprimé latéralement, avec une nageoire dorsale continue et une bouche dont les proportions varient selon l’alimentation. La famille comprend des espèces qui capturent le plancton dans la colonne d’eau, d’autres qui exploitent les algues du fond et des formes omnivores intermédiaires.
Les analyses phylogénétiques montrent que ces habitudes ne définissent pas trois groupes indépendants et immuables. Des transitions alimentaires se sont produites à plusieurs reprises au cours de l’histoire de la famille. Le régime d’une espèce ne se déduit donc pas de la seule appellation « demoiselle ».
Certaines espèces défendent des territoires alimentaires, tandis que d’autres se nourrissent en groupes au-dessus du récif. L’effet sur les algues et le benthos dépend des comportements propres à l’espèce, de sa densité et du contexte local. Toute demoiselle n’entretient pas un jardin algal.
Reproduction et poissons-clowns
Les pontes sont généralement déposées sur un support et font l’objet de soins parentaux, souvent assurés par le mâle. Les modalités de garde et le développement après l’éclosion diffèrent cependant entre lignées.
Les poissons-clowns du genre Amphiprion sont associés à des anémones. Leur organisation sociale et leur changement de sexe du mâle vers la femelle constituent des caractères de ce groupe ; ils ne décrivent pas la reproduction de tous les Pomacentridae. Assimiler toute la famille aux poissons-clowns effacerait une part importante de sa diversité.
Classement et portée des inventaires
Les sous-familles et les limites de plusieurs genres ont changé avec les études phylogénétiques. Des référentiels conservent encore un classement parmi les Perciformes ou les Ovalentaria de position incertaine, et d’anciens noms de genre comme Premnas restent visibles dans certaines bases.
Un inventaire peut ainsi présenter un nombre de genres différent sans correspondre à une modification de la communauté locale. Les données d’espèce, le territoire et la classification suivie permettent de comparer les observations biologiques sans attribuer à toute la famille les particularités d’un seul groupe.