Pompage buccal

Le pompage buccal est la création active de différences de pression par variation du volume de la bouche. Chez les poissons, il intervient dans la ventilation branchiale et dans l’alimentation par aspiration. Les mouvements du plancher buccal et des structures de la tête déplacent l’eau, mais leur coordination et leur vitesse diffèrent selon la fonction et l’espèce.

Produire un déplacement d’eau

L’expansion de la cavité buccale abaisse sa pression et favorise l’entrée d’eau. Sa compression contribue ensuite au déplacement du contenu vers l’arrière. Ce fonctionnement dépend des mouvements de la mâchoire, de l’appareil hyoïdien et des parois de la tête, ainsi que de l’ouverture des passages empruntés par l’eau.

La variation de volume ne suffit donc pas à décrire le flux. Les différences de pression entre compartiments et leur synchronisation déterminent le sens et la continuité du mouvement. Les structures limitant le reflux participent au fonctionnement de l’ensemble.

Ventilation des branchies

Chez de nombreux poissons osseux, une pompe buccale en pression et une pompe operculaire en dépression fonctionnent ensemble. La coordination entretient un écoulement continu ou presque continu à travers les branchies, malgré l’alternance des phases d’expansion et de compression.

Cette ventilation active permet de déplacer de l’eau lorsque le poisson reste immobile. La ventilation par déplacement, où la nage contribue à faire entrer l’eau dans la bouche, repose sur un autre apport d’énergie mécanique. Les deux contributions peuvent varier avec l’espèce et l’activité ; elles ne constituent pas toujours deux catégories exclusives.

Alimentation par aspiration

Lors d’une capture, une expansion rapide de la bouche accélère l’eau et les proies proches vers l’intérieur. La puissance musculaire, la transmission des mouvements par le squelette et la géométrie de la cavité déterminent la performance de cette aspiration.

La proie doit ensuite être retenue et transportée tandis que l’eau poursuit son trajet. Les flux à l’extérieur et à l’intérieur de la bouche remplissent donc des fonctions complémentaires. Employer le même terme de pompage ne signifie pas que le cycle ventilatoire ordinaire et la capture alimentaire possèdent les mêmes mouvements, pressions ou durées.

Le comportement respiratoire et les mouvements alimentaires s’interprètent ainsi dans leur contexte, plutôt qu’à partir de la seule observation d’une bouche qui s’ouvre et se ferme.

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