Ponte d'amphibien
La ponte d’amphibien correspond à l’émission et au dépôt d’œufs par une femelle amphibienne. Elle ne désigne pas un arrangement unique : les œufs peuvent être libérés dans l’eau, déposés sur la terre ou la végétation, placés dans un nid, ou retenus temporairement sur le corps d’un parent. Le site et les soins associés définissent une part importante du mode reproductif.
Œufs et fécondation
Les œufs possèdent généralement une ou plusieurs enveloppes gélatineuses hydrophiles, sans coquille calcifiée comparable à celle des oiseaux. Chez de nombreux anoures, la fécondation externe chez les amphibiens accompagne la ponte pendant l’amplexus. Chez beaucoup de salamandres et de cécilies, la fécondation est interne, même si les œufs sont ensuite déposés.
Le nombre, la taille et la richesse en vitellus varient fortement. Une ponte nombreuse de petits œufs aquatiques et une petite ponte terrestre surveillée représentent des investissements différents, sans constituer deux règles absolues.
Modes de dépôt
La ponte aquatique expose les embryons aux propriétés physico-chimiques de l’eau et aux prédateurs aquatiques. La ponte terrestre réduit certaines de ces contraintes, mais augmente le risque de dessiccation et s’accompagne souvent de capsules plus protectrices, d’un microhabitat humide ou de soins parentaux.
Le mot « ponte » peut aussi désigner l’ensemble des œufs produits lors d’un épisode reproductif. Dans cet emploi, il se distingue du lieu de dépôt et du stade embryonnaire observé.