Ponte aquatique
La ponte aquatique est le dépôt des œufs dans l’eau. Chez de nombreux amphibiens, elle précède un développement embryonnaire puis larvaire entièrement aquatique. Les œufs, dépourvus de coquille minéralisée, sont entourés de capsules gélatineuses qui s’hydratent et assurent des échanges avec le milieu, tout en offrant une protection mécanique limitée.
Diversité des sites et des formes
Les œufs peuvent être déposés dans une mare temporaire, un lac, un ruisseau, une cavité remplie d’eau ou une petite collection d’eau végétale. Ils sont isolés, disposés en cordons ou réunis en masse d’œufs, selon l’espèce. Leur position dans la colonne d’eau, leur adhésion au substrat et la structure de la gangue modifient l’oxygénation, l’exposition aux prédateurs et le risque de dessiccation.
La ponte aquatique ne signifie pas que toute la reproduction se déroule dans l’eau. L’accouplement peut commencer à terre, un parent peut transporter les œufs ou les larves, et certaines espèces déposent des œufs au-dessus de l’eau avant que les larves n’y tombent.
Contraintes écologiques
La température, l’oxygène dissous, le pH, les contaminants, les agents infectieux et la durée de mise en eau influencent la survie embryonnaire. Cette modalité constitue une catégorie de ponte d’amphibien, opposée par le site de dépôt à la ponte terrestre, mais des espèces peuvent présenter une plasticité entre les deux.