Prévalence apparente

La prévalence apparente est la proportion d’unités testées dont le résultat est positif au cours d’une enquête. Elle correspond au nombre de résultats positifs divisé par le nombre d’unités effectivement testées, sans correction des faux positifs ni des faux négatifs. L’unité peut être un animal, un lot, un bassin ou un établissement.

Interprétation

Avec une sensibilité diagnostique Se, une spécificité diagnostique Sp et une prévalence réelle P, la prévalence apparente attendue vaut Se × P + (1 − Sp) × (1 − P). Sa différence avec la prévalence réelle dépend donc à la fois des deux performances et de la fréquence de l’état recherché. Lorsque celui-ci est rare, une faible proportion de faux positifs peut représenter une grande part des résultats positifs. Une sensibilité diagnostique limitée laisse au contraire des infections non détectées.

La population source, la période, l’unité épidémiologique et le plan d’échantillonnage déterminent le dénominateur et la portée du résultat. Un échantillonnage ciblé sur des animaux présentant des signes cliniques augmente généralement la proportion positive, sans représenter nécessairement toute la population. L’intervalle de confiance décrit l’erreur d’échantillonnage ; l’incertitude sur Se et Sp ajoute une autre composante lorsqu’une correction est calculée.

Avec des échantillons groupés, un résultat positif concerne le pool et non chacun de ses membres. La sensibilité et la spécificité pertinentes sont alors celles de la procédure de groupage employée, car la dilution et la taille du pool modifient la probabilité de détection.

Besoin d’un éclairage vétérinaire ?

Contactez Vetofish pour un avis spécialisé en santé des animaux aquatiques.

Échanger avec nous