Sensibilité diagnostique
La sensibilité diagnostique est la probabilité qu’une procédure donne un résultat positif chez une unité réellement infectée ou atteinte, selon une définition de l’état cible. Elle quantifie la capacité à détecter les vrais positifs dans une population et pour un usage déterminés.
Portée
Dans une table où VP désigne les vrais positifs et FN les faux négatifs, la sensibilité s’écrit VP / (VP + FN). Une estimation est accompagnée d’un intervalle d’incertitude, particulièrement large lorsque peu d’unités positives sont disponibles. Une valeur observée sur des animaux expérimentalement infectés peut différer de celle obtenue en conditions de terrain.
La sensibilité dépend de l’espèce, du stade de l’infection, de la matrice, du prélèvement, de la conservation, du seuil de décision et de la population évaluée. La sensibilité analytique décrit plutôt la capacité à détecter une faible quantité de cible dans des conditions définies. Une excellente limite de détection analytique ne garantit donc pas une sensibilité diagnostique élevée si l’agent est absent du tissu prélevé ou si la matrice inhibe l’essai.
État de référence
L’estimation directe suppose que l’état positif réel soit connu grâce à une méthode de référence suffisamment fiable. En l’absence de référence parfaite, plusieurs tests et populations peuvent être analysés par des modèles de classes latentes. Les résultats dépendent alors d’hypothèses telles que la stabilité des performances entre populations et l’indépendance conditionnelle des tests.
Interprétation
Une sensibilité élevée réduit la proportion de faux négatifs parmi les unités positives. Elle ne détermine pas seule la valeur prédictive négative, qui dépend aussi de la prévalence dans la population testée. Le choix d’un seuil modifie souvent simultanément sensibilité et spécificité diagnostique ; la performance pertinente est celle qui correspond à l’usage prévu, au coût des erreurs et au contexte sanitaire.
