Réduction en recherche animale
La réduction en recherche animale consiste à atteindre un objectif scientifique robuste avec le moins d’animaux possible, sans compromettre la validité de l’étude ni leur bien-être. Elle peut aussi permettre d’obtenir davantage d’informations pertinentes à partir du même nombre d’animaux et d’éviter la répétition ultérieure d’expériences.
Réduire sans fragiliser l’étude
La réduction ne signifie pas choisir arbitrairement un effectif faible. Une étude sous-dimensionnée peut produire des résultats non concluants et conduire à une nouvelle utilisation d’animaux. Elle repose sur une question précise, un plan expérimental et une unité expérimentale correctement définis, une estimation justifiée de l’effectif, une randomisation et une analyse adaptées, ainsi que sur le partage raisonné des données, organes ou tissus.
Dans les systèmes aquatiques, l’individu, le bassin et le lot ne sont pas toujours des unités expérimentales interchangeables. Traiter comme indépendants des poissons soumis à une même condition de bassin crée une pseudoréplication et surestime la quantité d’information réellement disponible.
Articulation avec les autres 3R
La réduction ne justifie pas d’augmenter la charge imposée à chaque animal au point d’accroître la souffrance. Elle s’applique donc avec le raffinement et le remplacement. Des données pilotes, des plans séquentiels, des mesures répétées compatibles avec le bien-être et une meilleure qualité méthodologique peuvent limiter les effectifs tout en préservant la puissance informative de la procédure expérimentale.

