Région biologique
Une région biologique, ou biorégion, est une unité géographique délimitée d’après la distribution des organismes, l’histoire biogéographique et les conditions écologiques, plutôt que d’après des frontières administratives. Elle regroupe des assemblages présentant une cohérence relative à l’échelle choisie. Ses limites sont des hypothèses de classification : elles peuvent être graduelles et varier selon les taxons, les habitats et les données disponibles.
Critères de délimitation
Une régionalisation peut combiner composition en espèces, endémisme, barrières de dispersion, climat, profondeur, bassins versants ou continuité des habitats. Sa portée dépend de ces critères : une limite pertinente pour les poissons d’eau douce ne l’est pas nécessairement pour les organismes marins pélagiques ou les plantes terrestres.
Les systèmes hiérarchiques emboîtent souvent plusieurs niveaux. La régionalisation marine MEOW distingue ainsi de grands royaumes, des provinces et des écorégions côtières. Une biorégion ne se confond donc pas avec un biome, défini surtout par de grandes conditions environnementales et des formes de vie, ni avec une aire protégée dotée d’un statut juridique.
Usages et limites
Les biorégions servent à comparer des inventaires, planifier des réseaux de suivi, évaluer la représentativité d’aires protégées ou organiser des analyses de conservation. Elles ne sont pas immuables. L’amélioration des données, les changements taxonomiques et les déplacements de distribution peuvent conduire à réviser leurs frontières.
L’attribution d’un site à une biorégion dépend du référentiel utilisé, de sa version, de son échelle et de son domaine d’application. La juxtaposition de cartes issues de systèmes différents sans harmonisation peut produire une précision artificielle.