Rein antérieur
Le rein antérieur, ou rein céphalique, est la région craniale du rein des téléostéens, riche en tissus hématopoïétiques, immunitaires et endocrines. Il participe notamment à la production des cellules sanguines et aux réponses au stress. Son organisation et sa séparation du rein postérieur varient entre espèces ; il ne se réduit ni à un rein excréteur miniature ni à l’équivalent exact d’un organe de mammifère.
Tissu sanguin et immunité
Le rein antérieur héberge des précurseurs des cellules sanguines ainsi que des cellules immunitaires différenciées. Il est un site important de formation et de maturation de plusieurs lignées, notamment lymphocytaires, granulocytaires et monocytaires. Les macrophages participent à la capture et au traitement de matériel cellulaire ou étranger.
Sa comparaison avec la moelle osseuse des mammifères décrit une analogie fonctionnelle, sans identité anatomique. Les téléostéens disposent également d’autres organes et tissus immunitaires, dont le thymus et la rate. Les fonctions de ces structures se complètent ; le rein antérieur ne représente pas à lui seul tout le système immunitaire.
Composante endocrine
Le tissu interrénal produit des corticostéroïdes et les cellules chromaffines des catécholamines. Leur proximité avec les cellules immunitaires permet des interactions entre réponses endocrines et immunitaires. L’organisation précise de ces tissus varie selon l’espèce, et certaines espèces présentent aussi des follicules thyroïdiens dans la région céphalique du rein.
La présence de ces fonctions explique l’intérêt du rein antérieur dans l’étude du stress et de l’immunité. Une variation d’un marqueur ne permet cependant pas, à elle seule, de conclure à une maladie ou à une diminution globale des défenses.
Distinguer les structures et les résultats
Le rein céphalique adulte se développe en relation avec la région rénale antérieure, mais ne se confond pas avec le pronéphros embryonnaire pris au sens général. Le rein postérieur conserve des fonctions excrétrices et osmorégulatrices importantes, avec une composante hématopoïétique dont l’étendue dépend de l’espèce.
La signification des observations histologiques et moléculaires dépend de l’espèce, du stade et de la région examinée. Une modification des proportions cellulaires peut modifier un résultat d’expression génique sans que toutes les cellules aient changé d’activité. Les études centrées sur les salmonidés ou sur le tilapia fournissent donc des éléments complémentaires, sans constituer un inventaire universel de l’anatomie rénale des poissons.