Rendement d'assimilation
Le rendement d’assimilation exprime la fraction d’un apport alimentaire qui reste disponible après les pertes définies dans un bilan. Il peut porter sur l’énergie ou sur un constituant, comme le carbone ou l’azote. Sa valeur dépend de la convention retenue : l’absorption digestive et l’assimilation nette ne retranchent pas nécessairement les mêmes pertes.
Des conventions à expliciter
Dans un bilan digestif simple, on rapporte à l’ingestion I la différence entre I et les pertes fécales F. Le rapport (I − F) / I, multiplié par 100 pour l’exprimer en pourcentage, décrit alors une fraction absorbée ou une assimilation apparente selon le vocabulaire de l’étude. Il ne faut pas lui attribuer une signification plus large sans examiner la méthode.
D’autres bilans énergétiques retranchent aussi l’énergie contenue dans les produits excrétés. Flinders et Magoulick distinguent ainsi, chez la truite arc-en-ciel, une efficacité d’absorption calculée sur les masses sèches ingérée et fécale, et une efficacité d’assimilation énergétique tenant compte des pertes fécales, de l’ammoniac et de l’urée. Ces deux rapports diffèrent à la fois par leur base et par les pertes considérées.
Un pourcentage n’est donc comparable à un autre que si le numérateur, le dénominateur et les compartiments sont identiques. Une masse sèche n’est pas une quantité d’énergie ; une fraction d’azote absorbée ne représente pas automatiquement la fraction énergétique disponible.
Assimilation et production de biomasse
L’assimilation ne mesure pas directement le gain de chair. Une part de l’énergie disponible sert au métabolisme d’entretien, à l’activité et aux autres fonctions de l’animal. La croissance et la reproduction n’en utilisent qu’une partie. Le coefficient de conversion alimentaire, fondé sur l’aliment distribué et le gain de biomasse, répond encore à une autre question.
La composition de l’alimentation, la ration, le stade et les conditions physiologiques influencent le bilan. Des valeurs obtenues sur un aliment naturel et une population expérimentale ne deviennent pas une constante pour tous les poissons. L’interprétation conserve aussi la distinction entre assimilation apparente et corrections éventuelles des pertes d’origine endogène.