Requin bleu
Le requin bleu, Prionace glauca (Linnaeus, 1758), est une espèce de requin pélagique de la famille des Carcharhinidae. Son corps élancé, son museau long, ses grandes nageoires pectorales et son dos bleu contrastant avec le ventre clair permettent de le reconnaître. Il fréquente les océans tempérés et tropicaux et figure parmi les requins régulièrement rencontrés dans les pêcheries hauturières.
Identité et mode de vie
Eschmeyer retient actuellement le nom Prionace glauca. Le nom original Squalus glaucus et la combinaison Carcharhinus glaucus appartiennent à son histoire nomenclaturale ; leur présence dans une publication ancienne ou une classification alternative ne désigne pas automatiquement une autre espèce.
L’espèce se déplace sur de grandes distances et exploite différentes profondeurs de la colonne d’eau. La répartition des individus varie avec les conditions océaniques, leur taille et leur état reproducteur. Une présence locale ne permet donc pas de délimiter à elle seule l’ensemble du stock exploité.
Les poissons et les céphalopodes constituent des proies importantes. La forme allongée du corps et les longues pectorales correspondent à un mode de vie pélagique, sans constituer des critères suffisants pour identifier tout animal bleu observé en mer. L’identification utilise l’ensemble des caractères morphologiques.
Reproduction et captures
Le requin bleu est vivipare. La production de plusieurs jeunes par portée ne signifie pas que les adultes capturés sont remplacés immédiatement : la survie et le temps nécessaire pour atteindre la maturité interviennent aussi dans le renouvellement de la population.
Cet élasmobranche peut être capturé par les palangres hauturières et d’autres engins. Les débarquements ne représentent pas nécessairement toute la mortalité, car les rejets et la survie après libération interviennent dans le bilan.
Une évaluation de stock rapproche les prises, l’effort de pêche, les distributions de tailles et les déplacements. La vaste aire de présence ne prouve ni une abondance stable partout ni l’interchangeabilité des populations pour la gestion. Les conclusions dépendent de la région, de la période et des données disponibles ; le nom taxonomique de l’espèce ne renseigne pas, à lui seul, sur son état de conservation local.