Rhinobatidae
Les Rhinobatidae sont une famille de raies de l’ordre des Rhinopristiformes, communément appelées guitares de mer ou poissons-guitares. Leur disque pectoral modérément élargi se prolonge par un tronc et une queue évoquant la silhouette d’un requin. Cette apparence intermédiaire est une spécialisation de batoïdes et ne place pas la famille entre les requins et les raies.
Composition actuelle
La classification d’Eschmeyer consultée en août 2026 reconnaît trois genres actuels dans les Rhinobatidae : Acroteriobatus, Pseudobatos et Rhinobatos. Elle dénombre 37 espèces valides. Cette composition résulte d’une révision fondée sur des données morphologiques et moléculaires : plusieurs guitares autrefois réunies dans une famille très large ont été transférées aux Glaucostegidae, Rhinidae ou Trygonorrhinidae.
Le genre Acroteriobatus est surtout présent dans l’ouest de l’océan Indien et le sud-est de l’Atlantique. Pseudobatos occupe les côtes atlantiques et pacifiques des Amériques, tandis que Rhinobatos est principalement distribué dans l’Indo-Pacifique occidental et l’Atlantique oriental. Les limites d’espèces restent difficiles à établir dans certains complexes, car la morphologie externe est conservatrice et plusieurs descriptions historiques sont peu détaillées.
Morphologie et écologie
La tête et les nageoires pectorales forment un disque en coin moins arrondi que chez de nombreuses raies. La queue est robuste, porte deux nageoires dorsales et se termine par une nageoire caudale développée. La bouche, les narines et les fentes branchiales sont ventrales. La morphologie oronasale contribue à distinguer les genres, mais l’identification d’une espèce exige souvent des caractères supplémentaires.
Les Rhinobatidae vivent surtout sur les fonds côtiers sableux ou meubles des régions tempérées chaudes et tropicales. Ils se nourrissent d’invertébrés benthiques et de petits poissons. Leur habitat côtier les expose à des captures ciblées ou accessoires; leur chair et leurs nageoires peuvent être valorisées. Ces pressions n’autorisent toutefois pas à attribuer un même statut de conservation à toutes les espèces de la famille.