Richesse spécifique

La richesse spécifique est le nombre d’espèces observées ou estimées dans une unité spatiale et temporelle définie. Elle constitue une mesure de composition très simple : chaque espèce compte pour une unité, qu’elle soit représentée par un individu ou par des milliers. Elle ne décrit donc ni l’équitabilité des abondances, ni l’identité écologique des espèces, ni leur parenté évolutive.

Observation et estimation

La richesse observée correspond au nombre d’espèces effectivement détectées. Elle augmente souvent avec la surface prospectée, la durée, le nombre de prélèvements et le nombre d’individus examinés. Une espèce présente mais non détectée n’entre pas dans ce compte. Les courbes d’accumulation montrent comment de nouvelles espèces apparaissent avec l’effort ; la raréfaction compare des assemblages à effectif ou couverture d’échantillonnage communs.

Les estimateurs non paramétriques utilisent notamment la fréquence des espèces rares pour approcher la richesse totale. Ils ne corrigent toutefois ni une mauvaise identification, ni un plan d’échantillonnage inadéquat, ni une forte hétérogénéité non représentée.

Portée écologique

Deux communautés peuvent avoir la même richesse spécifique tout en partageant très peu d’espèces ou en présentant des abondances très différentes. Une hausse locale peut aussi résulter de l’arrivée d’espèces non indigènes tandis que des espèces caractéristiques régressent. L’évaluation d’un milieu associe donc généralement la richesse à la composition taxonomique, aux abondances et à une condition de référence.

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