Saprophyte

Saprophyte est un terme historique désignant un organisme qui tire sa matière et son énergie de matière organique morte. En écologie et en mycologie modernes, saprotrophe ou saprobe est préférable, car les principaux organismes concernés sont des champignons et des bactéries, et non des plantes au sens taxonomique actuel.

Nutrition saprotrophe

Les organismes saprotrophes dégradent des molécules organiques complexes au moyen d’enzymes extracellulaires, puis absorbent les composés solubles produits. Dans les milieux aquatiques, ils participent à la transformation des débris végétaux, des cadavres, des fèces et de la matière organique dissoute ou particulaire. Leur activité libère du carbone et des nutriments minéraux réutilisables par d’autres organismes : elle contribue ainsi à la reminéralisation.

Ce mode de nutrition se distingue de la détritivorie, dans laquelle un animal ingère des particules de matière morte, et du parasitisme, qui exploite un hôte vivant. Les frontières fonctionnelles ne sont toutefois pas toujours absolues : certains champignons peuvent changer de stratégie selon leur espèce, leur stade et les conditions du milieu.

Ni synonyme d’inoffensif, ni contraire de pathogène

Saprophyte ne signifie pas « non pathogène ». Un micro-organisme peut vivre dans l’environnement aux dépens de matière morte et provoquer une maladie lorsque les défenses de l’hôte ou les conditions du milieu lui offrent une occasion. Inversement, tous les organismes non pathogènes ne sont pas saprotrophes; certains sont autotrophes, commensaux ou symbiotiques.

L’expression « flore saprophyte », encore rencontrée dans des textes anciens, regroupe donc des micro-organismes par fonction écologique supposée et ne constitue ni une catégorie taxonomique ni une garantie sanitaire.

Besoin d’un éclairage vétérinaire ?

Contactez Vetofish pour un avis spécialisé en santé des animaux aquatiques.

Échanger avec nous