Sondage hydrographique
Un sondage hydrographique est une mesure géoréférencée de la profondeur de l’eau. Par extension, l’expression désigne parfois le levé hydrographique qui rassemble ces mesures et décrit le fond, le trait de côte, les niveaux d’eau, les courants et les dangers utiles à la navigation. Chaque profondeur est rapportée à un référentiel vertical et accompagnée d’une position et d’une incertitude.
De la mesure au levé
Les anciennes lignes de sonde mesuraient ponctuellement la profondeur avec un plomb. Les échosondeurs calculent aujourd’hui une distance à partir du temps aller-retour d’une impulsion acoustique. Un sondeur monofaisceau échantillonne sous la trajectoire du navire ; un système multifaisceau couvre une bande du fond et fournit aussi des informations de rétrodiffusion.
La profondeur brute n’est pas directement une profondeur cartographique. Le traitement corrige notamment la vitesse du son dans la colonne d’eau, les mouvements et le tirant d’eau du porteur, la position et l’attitude des capteurs ainsi que les variations du niveau de l’eau. Les valeurs sont ensuite réduites à un zéro hydrographique ou à un autre référentiel vertical défini.
Qualité et usages
La densité des sondages et les incertitudes acceptables dépendent de l’usage et des risques. Les zones portuaires, chenaux et secteurs où la marge sous quille est faible exigent une recherche plus complète des objets dangereux que les grands fonds. Les normes S-44 de l’Organisation hydrographique internationale définissent des ordres de levé et des exigences minimales de positionnement, de profondeur et de détection des entités.
Les données servent aux cartes marines, aux modèles bathymétriques, au suivi des sédiments, aux travaux côtiers et à la description des habitats. Un sondage isolé ne représente pas à lui seul le relief entre deux points mesurés.