Surveillance fondée sur le risque

La surveillance fondée sur le risque concentre les ressources de collecte et d’analyse sur les populations, lieux, périodes ou voies d’introduction où la probabilité d’un événement sanitaire ou ses conséquences sont les plus élevées. Elle vise à améliorer l’efficacité de la détection sans supposer que les unités observées représentent aléatoirement toute la population.

Construction du dispositif

Le ciblage peut intégrer la sensibilité des espèces, la densité d’élevage, les mouvements d’animaux, les introductions, les antécédents de foyer, la qualité de la biosécurité ou la proximité de réservoirs. Une surveillance active peut échantillonner davantage les établissements à haut risque, tandis que la surveillance passive peut être renforcée par la sensibilisation de certains acteurs sentinelles. Les critères doivent être reliés à un objectif défini, comme la détection précoce ou la démonstration d’absence.

Interprétation

Le ciblage augmente souvent la probabilité de trouver un agent s’il est présent, mais il modifie la sélection des observations. Une proportion de positifs issue de ce dispositif ne fournit donc pas directement une prévalence représentative de l’ensemble du territoire. L’épidémiosurveillance fondée sur le risque nécessite une population cible, une unité épidémiologique, des performances diagnostiques et une méthode d’analyse explicites. Les facteurs de risque évoluent ; le plan doit être réévalué lorsque les flux, les pratiques ou la situation sanitaire changent.

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