Têtard endotrophe
Un têtard endotrophe accomplit la phase larvaire considérée en utilisant des réserves d’origine parentale, principalement le vitellus, sans dépendre d’une alimentation prélevée dans le milieu. Cette notion décrit une source d’énergie pendant une période définie. Elle ne signifie ni absence de métabolisme ni indépendance vis-à-vis de l’eau, de l’oxygène et des autres conditions de développement.
Ressources et développement
Certaines larves restent dans un nid ou un autre milieu protégé et poursuivent leur développement sans alimentation extérieure. Leur appareil buccal ou digestif peut être réduit, mais cette organisation varie entre lignées. Une réserve vitelline visible chez une jeune larve ne suffit pas à démontrer une endotrophie pendant tout son développement.
La distinction avec un têtard exotrophe porte sur les ressources nécessaires à la phase étudiée. Un changement de mode peut survenir au cours de la vie d’un même têtard. Le stade et la période d’observation sont donc déterminants pour interpréter le terme.
Cas des apports parentaux
Les œufs trophiques constituent un apport parental, mais leur ingestion implique une alimentation active. Ils ne peuvent pas être assimilés sans réserve à l’utilisation de vitellus déjà contenu dans le corps. Les classifications des modes de développement distinguent ces situations avec des catégories plus précises.
L’endotrophie décrit une stratégie de nutrition larvaire, sans fournir une règle générale sur la durée de développement ou les soins parentaux. Ces propriétés restent spécifiques à l’espèce et au mode considéré.