Trophotaenia

Une trophotaenia est un prolongement embryonnaire spécialisé qui assure des échanges avec le liquide nutritif de l’ovaire chez les goodéinés vivipares. Le pluriel latin est trophotaeniae. Il ne s’agit pas d’une « méthode d’alimentation » de l’alevin après la naissance, mais d’un organe transitoire de la gestation participant à la matrotrophie.

Structure et fonctionnement

Les trophotaeniae se développent à l’extrémité postérieure de l’intestin embryonnaire, dans la région proctodéale. Leurs replis allongés augmentent fortement la surface d’échange. Des cellules absorbantes internalisent des protéines et d’autres constituants de l’embryotrophe, le liquide sécrété ou transféré par la paroi ovarienne maternelle. Leur réseau vasculaire distribue ensuite ces nutriments à l’embryon et participe également aux échanges gazeux.

Cette association est souvent appelée placenta trophotaenial, bien que les tissus maternels et embryonnaires ne fusionnent pas et que leurs circulations sanguines restent séparées. Elle complète une réserve vitelline initiale faible : l’embryon gagne ainsi beaucoup de masse pendant la gestation, ce qui caractérise une matrotrophie prononcée.

Développement et disparition

Les trophotaeniae sont particulièrement connues chez Ameca splendens et Xenotoca eiseni. Leur forme et leur vascularisation varient entre espèces et au cours du développement. Après la naissance, elles ne sont plus nécessaires ; elles régressent et sont résorbées. Elles ne doivent pas être confondues avec un cordon ombilical de mammifère ni être attribuées à tous les poissons vivipares.

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