Vivipare
Un animal vivipare conserve les embryons dans l’appareil reproducteur femelle jusqu’à la naissance de jeunes vivants. Chez les poissons, cette stratégie implique une fécondation interne, mais pas nécessairement un apport nutritif direct de la femelle : l’embryon peut utiliser principalement les réserves du vitellus ou recevoir, selon l’espèce, des ressources maternelles supplémentaires.
Définition et distinctions
La viviparité décrit d’abord le maintien des embryons dans l’organisme femelle jusqu’à la parturition. Elle s’oppose à l’oviparité, dans laquelle les œufs sont pondus avant l’éclosion. Chez les poissons vivipares, la fécondation est interne et le développement de l’œuf se poursuit dans l’ovaire ou une autre portion de l’appareil reproducteur, selon le groupe.
Le mode de nutrition embryonnaire constitue une autre dimension. En viviparité lécithotrophe, l’embryon dépend surtout des réserves de son œuf. En viviparité matrotrophe, la femelle fournit après la fécondation une part supplémentaire des nutriments, au moyen de structures et de sécrétions qui diffèrent fortement entre lignées. Un échange nutritif maternel n’est donc pas une condition nécessaire pour qualifier une espèce de vivipare.
Diversité chez les poissons
La viviparité a évolué indépendamment dans plusieurs lignées de poissons. Elle est notamment caractéristique des Bythitoidei, dont les mécanismes reproducteurs représentent une modalité parmi plusieurs apparitions indépendantes de cette stratégie. La durée de rétention, le nombre de jeunes, les réserves vitellines et l’importance de la nutrition maternelle varient entre familles et espèces.
Le terme ovovivipare a souvent été employé pour les espèces qui retiennent des œufs nourris principalement par le vitellus jusqu’à l’éclosion. Son usage est ambigu, car les limites avec la viviparité lécithotrophe dépendent des conventions retenues. Le lieu du développement, le moment de la naissance et le mode de nutrition embryonnaire apportent une description plus précise de la stratégie reproductive.
Limites d’interprétation
La naissance de jeunes vivants ne renseigne pas, à elle seule, sur l’existence d’un placenta, sur l’intensité des échanges maternels ou sur la proximité évolutive entre espèces. Ces caractères varient selon les taxons. Les mécanismes observés chez un guppy, un xipho ou une donzelle vivipare ne représentent donc pas nécessairement ceux de tous les poissons vivipares.