Ulcération
L’ulcération est le processus qui aboutit à une perte localisée de continuité d’un épithélium et expose les tissus sous-jacents. Chez un poisson, une ulcération cutanée peut dépasser l’épiderme, atteindre le derme puis le muscle. Elle décrit une lésion et son évolution, mais n’en désigne pas à elle seule la cause.
Une rupture de la barrière cutanée
La peau et son mucus participent aux échanges avec l’eau, à l’équilibre hydrominéral et à la défense contre les agents biologiques. Une érosion superficielle reste limitée à l’épithélium ; un ulcère correspond à une perte tissulaire plus profonde. Ses bords, sa profondeur, la présence de nécrose, d’hémorragie, d’inflammation ou d’agents envahissants se caractérisent par l’examen clinique, l’histologie et, selon le cas, des analyses microbiologiques ou moléculaires.
Des causes multiples
Les ulcérations des poissons peuvent suivre un traumatisme, une abrasion, une morsure, une altération de la qualité de l’eau, une toxication, un trouble nutritionnel ou une infection bactérienne, parasitaire, virale ou à oomycète. Plusieurs facteurs peuvent se succéder : une atteinte initiale de la barrière cutanée favorise parfois une colonisation secondaire. L’apparence externe seule ne permet donc généralement pas d’attribuer la lésion à un agent déterminé.
La localisation, le nombre de poissons atteints, la vitesse d’évolution, l’espèce, le stade, les manipulations récentes et les paramètres de l’eau orientent le diagnostic différentiel. Une ulcération étendue compromet le bien-être, facilite les pertes d’eau et d’ions chez les poissons marins ou les entrées d’eau chez les poissons d’eau douce, et peut s’accompagner d’une infection systémique.
