Épiderme
L’épiderme est la couche épithéliale externe de la peau. Chez la plupart des poissons, ses couches superficielles restent constituées de cellules vivantes plutôt que d’une couche cornée épaisse. Directement exposé à l’eau, il forme avec le mucus une interface active qui protège les tissus, héberge des cellules immunitaires et participe aux échanges avec le milieu.
Organisation cellulaire
L’épiderme repose sur une membrane basale qui le sépare du derme, tissu conjonctif contenant notamment vaisseaux, nerfs et, chez de nombreux téléostéens, écailles. Des cellules épithéliales assurent la cohésion de la surface. Des cellules à mucus produisent des mucines, tandis que cellules immunitaires, cellules sensorielles, cellules pigmentaires ou cellules en massue sont présentes selon l’espèce, la région du corps et le stade de développement.
Le mucus retient des particules et des microorganismes et contient des molécules telles que lysozyme, lectines, complément, immunoglobulines et peptides antimicrobiens. Sa composition varie avec l’espèce, le sexe, la salinité, la température, le stress et les infections. L’épiderme et son mucus ne constituent donc pas une enveloppe inerte, mais une surface mucosale renouvelée et régulée.
Fonctions et lésions
La barrière limite les pertes et entrées d’eau ou d’ions, réduit l’abrasion et contribue à la défense contre les agents infectieux. Elle participe à la cicatrisation par migration et prolifération cellulaires. Une lésion superficielle peut altérer rapidement l’équilibre hydrominéral et faciliter une infection secondaire, surtout lorsque la surface atteinte est étendue.
Une opacité, une érosion, un excès de mucus ou une perte d’écailles ne localise pas à elle seule l’atteinte à l’épiderme. L’examen distingue les modifications du mucus, de l’épithélium, du derme et des structures plus profondes ; raclage, cytologie ou histologie apportent des informations différentes selon la profondeur échantillonnée.