Algoculture
L’algoculture est la culture d’algues à des fins alimentaires, aquacoles, industrielles ou environnementales. Elle concerne des macroalgues, notamment marines, et des microalgues élevées dans des volumes d’eau contrôlés. L’intervention porte sur leur multiplication, leur croissance et leur récolte. Elle se distingue ainsi d’une simple collecte d’algues sauvages ou d’une prolifération spontanée dans un bassin.
Macroalgues et microalgues
La culture de macroalgues, souvent appelée seaweed farming en anglais, représente une partie de l’algoculture. Les espèces, leurs cycles et leurs modes de multiplication déterminent les supports et les étapes de production. Un mode de conduite adapté à une grande algue marine n’est pas directement transposable à une microalgue unicellulaire.
Les microalgues sont produites dans des récipients, des bassins ou des photobioréacteurs. Une culture peut être menée par lots, maintenue avec des prélèvements réguliers ou alimentée en continu. Ces modes organisent différemment les apports, la récolte et le renouvellement du milieu.
Conditions de croissance
La lumière, les nutriments, la température, la salinité et le brassage influencent la croissance. Ils interagissent : une forte densité cellulaire modifie par exemple l’exposition à la lumière dans le volume cultivé. Les valeurs adaptées dépendent de la souche et des conditions de culture, sans optimum unique pour toutes les algues.
Le suivi porte aussi sur l’identité des organismes et les contaminations. Un changement de couleur ou une baisse de densité ne révèle pas, à lui seul, sa cause. Les observations de la culture et l’examen microscopique complètent les mesures du milieu. Le développement d’une autre algue ou d’un consommateur peut compromettre la production recherchée.
Place dans l’aquaculture
Les microalgues nourrissent directement certains organismes, notamment les mollusques filtreurs, et servent aussi à produire des proies vivantes comme les rotifères. En élevage larvaire de poissons, leur présence peut participer à une conduite en eau verte ; cela ne signifie pas que toutes les larves de poissons se nourrissent directement d’algues.
La biomasse obtenue peut avoir d’autres destinations, alimentaires ou industrielles, selon l’espèce et sa qualité. La production d’une biomasse algale et un bénéfice environnemental restent deux résultats différents : la croissance seule ne démontre pas un bilan écologique favorable. L’évaluation considère aussi les apports, l’énergie, l’eau, les rejets et les conditions de récolte. L’algoculture relève ainsi de l’aquaculture, avec des contraintes propres aux organismes cultivés et au site.