Aquifère
Un aquifère est une formation géologique suffisamment poreuse ou fissurée et perméable pour emmagasiner et transmettre de l’eau souterraine. Il constitue le contenant rocheux d’une nappe, et non l’eau elle-même. L’eau circule dans des pores, fractures ou cavités connectés et peut alimenter une source, un cours d’eau, une zone humide ou un ouvrage de captage.
Fonctionnement
La porosité totale décrit la proportion de vides, tandis que la porosité efficace concerne les vides connectés qui participent à l’écoulement. La perméabilité traduit l’aptitude du milieu à laisser circuler l’eau. Un aquifère libre comporte une zone saturée surmontée d’une surface libre ; un aquifère captif est limité par des formations peu perméables et son eau peut être sous pression.
Gestion
La recharge provient principalement de l’infiltration des précipitations et parfois des eaux de surface. Le niveau varie avec la recharge, le drainage naturel et les prélèvements. Une roche contenant de l’eau mais la transmettant très lentement n’est pas nécessairement un aquifère exploitable. L’évaluation combine géologie, piézométrie, transmissivité, débit, qualité et temps de renouvellement.
Une surexploitation peut abaisser la charge hydraulique, réduire les débits vers les milieux connectés ou favoriser une intrusion saline dans un aquifère côtier. Les effets dépendent de la géométrie et des connexions du système ; le niveau d’un seul puits ne suffit pas à caractériser toute la nappe.
La conductivité hydraulique caractérise la facilité de circulation dans le milieu ; la transmissivité tient aussi compte de l’épaisseur saturée traversée. Deux formations contenant un volume d’eau comparable peuvent donc alimenter des captages très différents. Les essais de pompage et la cartographie des niveaux précisent ces propriétés et leurs variations.
La recharge ne rend pas toute réserve rapidement renouvelable. Les temps de transfert et les échanges avec les rivières dépendent du réservoir. Une baisse de niveau peut réduire le débit des sources avant que la formation ne soit entièrement vidée. Le suivi quantitatif et le suivi de la qualité répondent ainsi à deux questions complémentaires.