Archée
Une archée est un organisme unicellulaire procaryote appartenant au domaine Archaea. Comme une bactérie, elle ne possède pas de noyau délimité par une membrane, mais elle s’en distingue par sa phylogénie et par de nombreux caractères moléculaires. Ses membranes comportent notamment des lipides liés au glycérol par des liaisons éther, tandis que sa machinerie d’expression génétique partage certains traits avec celle des eucaryotes.
Diversité
Les archées ne sont pas limitées aux milieux extrêmes. Elles vivent aussi dans les océans, les sédiments, les sols, les biofilms et les microbiotes animaux. Certaines tolèrent des températures, salinités, acidités ou pressions élevées ; d’autres prospèrent dans des conditions ordinaires. Elles participent aux cycles du carbone, de l’azote et du soufre.
Fonctions dans les systèmes aquatiques
La production biologique de méthane est propre à certaines lignées d’archées. Cette méthanogenèse se développe dans les sédiments et les compartiments anoxiques riches en substrats utilisables. D’autres archées oxydent l’ammoniac et contribuent à la nitrification, y compris dans les milieux marins oligotrophes et les biofiltres. Leur abondance et leur activité peuvent modifier les transformations de l’azote, les émissions de gaz et le fonctionnement global d’un écosystème aquatique.
Le domaine Archaea est une catégorie taxonomique ; le terme « procaryote » décrit l’absence de noyau et rassemble aussi les bactéries. Il ne désigne pas un troisième groupe situé entre bactéries et eucaryotes. Les classifications peuvent organiser différemment les lignées internes selon les données génomiques disponibles.
Identifier une séquence comme archaeale ne démontre pas la réaction métabolique réalisée dans le milieu étudié. La présence d’un groupe, la présence de gènes fonctionnels et la mesure d’un flux de méthane ou d’azote apportent des preuves de nature différente. L’activité dépend notamment des substrats et des conditions d’oxygénation.