Arêtes intramusculaires
Les arêtes intramusculaires sont des éléments osseux fins inclus dans les masses musculaires de certains poissons et susceptibles de subsister dans un filet. Elles sont notamment appelées « pin bones » dans la filière des salmonidés. Elles se distinguent des côtes, des vertèbres et des rayons de nageoire par leur position, leur développement et leurs rapports avec les cloisons musculaires.
Origine et diversité anatomiques
Les arêtes intramusculaires se développent par ossification de tendons associés aux cloisons conjonctives qui séparent les masses musculaires. Elles appartiennent au squelette, mais ne forment pas une cage thoracique. Leur présence, leur nombre, leur orientation et leur forme diffèrent fortement entre lignées de téléostéens ; certains groupes en sont dépourvus.
Chez les salmonidés, les « pin bones » forment une série reconnaissable dans le filet. Dans d’autres poissons, plusieurs séries d’arêtes intramusculaires peuvent être présentes. L’ancienne appellation « arêtes très petites » décrit seulement leur aspect et ne permet pas d’identifier une pièce anatomique précise.
Transformation et contrôle
L’arrachage manuel ou mécanique, le parage, la découpe, la radiographie ou d’autres méthodes de détection peuvent réduire leur présence. Le résultat dépend de l’espèce, de la taille du poisson, de la rigidité des arêtes, de la température du filet et du procédé. Le broyage rend certaines arêtes moins perceptibles sans nécessairement supprimer tout fragment osseux.
La portée d’une allégation « sans arêtes » dépend de la méthode de contrôle et de sa limite de détection. Les opérateurs distinguent les arêtes anatomiquement attendues des fragments produits par la découpe et adaptent la présentation du produit au public concerné.