Calicoblaste

Un calicoblaste est une cellule de l’épithélium calicoblastique des coraux scléractiniaires, située sur la face du tissu vivant tournée vers le squelette. Ces cellules participent à la formation du squelette de carbonate de calcium, principalement sous forme d’aragonite. Leur rôle associe la sécrétion de constituants organiques et la régulation du milieu où le minéral se dépose ; il ne se réduit pas à une précipitation passive dans l’eau de mer.

Position dans le tissu corallien

L’épithélium calicoblastique appartient à la face aborale du polype, opposée à celle qui porte la bouche. Il borde l’espace de calcification compris entre le tissu et le squelette. Le minéral se forme donc dans un compartiment extracellulaire contrôlé par l’animal, au contact des cellules, et non comme une accumulation de cristaux à l’intérieur de chaque calicoblaste.

Les calicoblastes se distinguent des zooxanthelles, qui sont des organismes symbiotiques photosynthétiques hébergés dans d’autres cellules du corail. La photosynthèse peut influencer la physiologie et l’énergie disponibles à l’échelle du polype, mais elle ne transforme pas les algues symbiotiques en cellules productrices du squelette.

Une interface entre tissu et minéral

La matrice organique sécrétée à l’interface contient des molécules qui participent à l’organisation de la biominéralisation. Le transport d’ions et la régulation du milieu de calcification contribuent également à rendre possible le dépôt du carbonate. La composition de l’eau extérieure et celle du compartiment de calcification ne sont ainsi pas strictement identiques.

Les travaux sur les coraux durs étudient ces fonctions par la microscopie, les analyses chimiques et l’expression de gènes. Une molécule détectée dans le squelette ou un gène exprimé dans les cellules fournit une information sur le mécanisme ; cela ne démontre pas, à soi seul, toutes les étapes de son action.

Portée du terme

Le mot désigne un type cellulaire spécialisé, pas le squelette entier, une couche minérale ou l’ensemble du processus de calcification. La croissance squelettique dépend aussi de l’organisation des tissus et de l’état physiologique du corail. Une modification de cette croissance ne peut donc pas être attribuée automatiquement à une altération unique des calicoblastes.

La revue de Levy et Mass examine en outre des liens possibles entre biominéralisation et immunité innée. Cette proposition élargit les questions de recherche ; elle ne permet pas de présenter chaque calicoblaste comme une cellule immunitaire dont toutes les fonctions seraient établies.

Besoin d’un éclairage vétérinaire ?

Contactez Vetofish pour un avis spécialisé en santé des animaux aquatiques.

Échanger avec nous