Claroteidae
Les Claroteidae sont une famille africaine de poissons-chats de l’ordre des Siluriformes. Ils vivent principalement en eau douce, dans des rivières et des lacs tropicaux. La classification actuelle les sépare des Auchenoglanididae, autre famille africaine qui a longtemps été incluse parmi les Claroteidae au rang de sous-famille.
Caractères et identification
Le corps est généralement modérément allongé et dépourvu d’écailles. Les Claroteidae possèdent habituellement quatre paires de barbillons, une nageoire adipeuse et de fortes épines aux nageoires dorsale et pectorales. Ces caractères sont fréquents chez plusieurs silures et ne permettent pas, pris isolément, d’identifier la famille. La disposition des narines, la présence des barbillons nasaux, la dentition et les caractères ostéologiques complètent la diagnose.
Le périmètre familial a varié selon les classifications. Les Auchenoglanididae se distinguent notamment par une narine antérieure placée sur la lèvre supérieure, l’absence habituelle de véritable barbillon nasal et une nageoire caudale arrondie ou faiblement lobée. Chez les Claroteidae au sens restreint, la narine antérieure se situe sur le museau, un barbillon nasal est présent et la caudale est généralement profondément fourchue. Une source ancienne peut donc employer « Claroteidae » pour un ensemble plus large que le taxon actuel.
Diversité et écologie
La famille comprend notamment Clarotes, Chrysichthys et plusieurs genres endémiques du lac Tanganyika, tels que Bathybagrus, Lophiobagrus et Phyllonemus. Cette diversité associe des espèces de tailles, d’habitats et de régimes alimentaires différents. Les barbillons participent à l’exploration du fond et à la détection des aliments, mais ils ne signifient pas que toutes les espèces soient strictement nocturnes ou benthiques.
Plusieurs clarotéidés, particulièrement des Chrysichthys, contribuent aux pêcheries continentales africaines. Leur identification au niveau familial ne suffit toutefois pas à déduire leur taille adulte, leur régime, leur reproduction ou leur vulnérabilité. Ces informations doivent être établies pour l’espèce et le bassin considérés.