Coracidium

Le coracidium est la première larve libre et ciliée du cycle aquatique de certains vers cestodes, notamment les Diphyllobothriidea et les Bothriocephalidea. Il éclot d’un œuf embryonné libéré dans l’eau et renferme une oncosphère munie de crochets. Sa fonction est de rencontrer un premier hôte intermédiaire approprié, le plus souvent un petit crustacé planctonique.

Éclosion et transmission

L’éclosion dépend de l’espèce du parasite et de conditions telles que la température, la lumière et la maturation de l’œuf. L’enveloppe ciliée assure une nage active, mais le coracidium ne dispose que de réserves limitées. Son infectivité diminue donc avec le temps si aucun hôte ne l’ingère.

Chez de nombreux cestodes concernés, un copépode consomme le coracidium. L’oncosphère se libère alors de son enveloppe, traverse la paroi digestive et gagne la cavité corporelle du crustacé, où elle se transforme en procercoïde. Un poisson peut ensuite acquérir le parasite en mangeant le copépode infecté ; la suite du cycle varie selon le taxon et peut faire intervenir des hôtes paraténiques ou un vertébré piscivore définitif.

Portée du terme

Le coracidium n’est ni un œuf ni un procercoïde. Il correspond précisément au stade libre situé entre l’éclosion et l’installation dans le premier hôte intermédiaire. Tous les cestodes n’en produisent pas : plusieurs ordres possèdent des cycles et des larves différents.

Chez le cestode asiatique du poisson Schyzocotyle acheilognathi, anciennement nommé Bothriocephalus acheilognathi, des œufs viables peuvent produire de nombreux coracidiums. La survie de ce stade dans le milieu et la présence de copépodes compatibles conditionnent la transmission, ce qui relie directement son développement à la température et à l’écologie du plan d’eau.

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