Croûte continentale
La croûte continentale est la partie de la croûte terrestre qui constitue les continents et se prolonge sous leurs marges immergées. Plus épaisse, moins dense et en moyenne plus riche en silice que la croûte océanique, elle rassemble des roches magmatiques, métamorphiques et sédimentaires d’âges très variés. Sa limite inférieure avec le manteau est la discontinuité de Mohorovičić.
Structure et composition
Son épaisseur moyenne est de l’ordre de plusieurs dizaines de kilomètres, mais elle augmente sous certaines chaînes de montagnes et diminue dans les zones étirées. La croûte supérieure est accessible par les affleurements et les forages ; la croûte moyenne et inférieure sont surtout étudiées par la sismologie, les inclusions remontées par les magmas et les terrains anciens exhumés.
La composition moyenne est intermédiaire, souvent rapprochée de celle d’une andésite, mais cette moyenne masque une grande hétérogénéité. Granites et roches sédimentaires sont abondants près de la surface, tandis que les niveaux profonds contiennent davantage de roches métamorphiques et mafiques. La densité et les vitesses sismiques augmentent généralement avec la profondeur.
Évolution et marges aquatiques
La croûte continentale se forme et se transforme par fusion partielle, magmatisme, collision, accrétion, métamorphisme, érosion et recyclage tectonique. Sa flottabilité relative explique la conservation de fragments très anciens, alors que la croûte océanique est régulièrement subduite.
Sous une marge passive, elle s’amincit vers la transition océanique. Le plateau et la pente continentale reposent ainsi sur une architecture crustale qui influence la subsidence, le relief, les bassins sédimentaires et, indirectement, la diversité des habitats marins.