Cryptique
En écologie, « cryptique » qualifie un organisme, un comportement ou un caractère difficile à détecter. Un poisson peut rester cryptique en occupant une fissure, en s’enfouissant, en étant actif à des heures peu observées ou grâce à une coloration qui réduit sa détection. En taxonomie, une espèce cryptique relève d’un autre sens : elle ressemble fortement à une autre espèce distincte.
Discrétion écologique et camouflage
Un animal caché derrière le décor est peu visible parce qu’un obstacle l’occulte. La crypsis désigne plus précisément des caractères qui réduisent la détection alors que l’animal se trouve exposé au regard d’un observateur, par exemple une correspondance de couleur et de texture avec le fond. Ces mécanismes peuvent se combiner : un poisson récifal de petite taille peut vivre dans les anfractuosités et posséder en même temps une livrée cryptique.
Le caractère cryptique dépend aussi du système sensoriel de l’observateur. Un patron discret pour l’œil humain peut rester perceptible dans l’ultraviolet ou par d’autres modalités sensorielles. La lumière, la profondeur, le substrat, le comportement et l’angle d’observation modifient donc la détectabilité.
Espèces cryptiques
Des espèces cryptiques sont des lignées distinctes longtemps regroupées sous un même nom en raison de leur ressemblance morphologique. Les données moléculaires peuvent révéler cette diversité, mais la délimitation d’une espèce repose idéalement sur plusieurs sources de caractères : génétique, morphologie fine, écologie, comportement, répartition ou isolement reproductif. Le terme ne signifie pas que les organismes vivent nécessairement cachés.