Dasyatidae
Les Dasyatidae sont une famille de raies de l’ordre des Myliobatiformes, souvent appelées pastenagues à queue en fouet. Elles occupent les mers tropicales et tempérées ; plusieurs espèces vivent aussi en eau saumâtre ou douce. Leur identification associe la forme du disque, la queue et des caractères anatomiques plus précis que le seul nom « pastenague ».
Disque, queue et défense
Les nageoires pectorales sont réunies à la tête et forment un disque aplati, de contour variable. Les yeux et spiracles sont dorsaux, tandis que la bouche et les cinq paires de fentes branchiales sont ventrales. La queue, souvent longue et effilée, porte des replis cutanés plus ou moins développés selon les genres ; ceux-ci ne correspondent pas à une véritable nageoire caudale.
La plupart des espèces possèdent un ou plusieurs aiguillons caudaux dentelés associés à des tissus producteurs de venin. Ils servent à la défense. Ce caractère n’est pourtant pas universel : Urogymnus asperrimus ne possède pas d’aiguillon venimeux, malgré son appartenance aux Dasyatidae. Les denticules, tubercules et épines qui couvrent son corps ne remplacent pas taxonomiquement cet organe.
Diversité et classification
La révision de 2016 distingue quatre sous-familles, également reconnues dans la classification actuelle d’Eschmeyer : Dasyatinae, Neotrygoninae, Urogymninae et Hypolophinae. Elle a redéfini plusieurs genres longtemps employés dans un sens large. Une ancienne fiche d’espèce peut ainsi conserver un nom générique différent de celui adopté aujourd’hui, sans désigner nécessairement un autre animal.
Les habitats vont des fonds côtiers aux milieux plus profonds, avec des espèces utilisant les estuaires et des formes continentales. Le régime comprend notamment invertébrés benthiques et poissons, mais les proportions dépendent de l’espèce et de sa taille.
Reproduction et manipulation
La reproduction est vivipare aplacentaire. Le développement embryonnaire associe des réserves vitellines et, chez les espèces étudiées, un apport nutritif maternel sous forme d’histotrophe. Ces connaissances ne fixent pas une fécondité ou une durée de gestation identique pour la famille.
Un animal apparemment immobile peut encore mobiliser sa queue. L’identification de l’espèce et la maîtrise de la manipulation sont donc nécessaires pour apprécier le danger. Inversement, l’absence d’aiguillon chez une espèce ne permet pas d’identifier toutes les raies dépourvues d’aiguillon comme des Dasyatidae.