Dioïque
Une espèce est dioïque lorsque les fonctions reproductrices mâle et femelle sont portées par des individus distincts. En zoologie, le terme « gonochorique » est plus courant pour ce système. Il s’oppose à l’hermaphrodisme, dans lequel un même individu produit successivement ou simultanément les deux types de gamètes.
Détermination et différenciation sexuelles
Chez les poissons, la séparation des sexes ne préjuge pas du mécanisme qui les détermine. Selon les espèces, des chromosomes sexuels, plusieurs gènes, la température ou d’autres facteurs environnementaux participent à la différenciation des gonades. Les caractères sexuels externes peuvent être absents hors de la période reproductive ; une livrée ou une papille génitale ne constitue donc pas un critère universel.
Limites du terme
Une population dioïque peut présenter des individus intersexués à la suite de variations du développement ou d’expositions environnementales, sans que cela transforme nécessairement le système reproducteur de l’espèce. Inversement, une espèce à hermaphrodisme séquentiel peut comporter, à un instant donné, des individus fonctionnellement mâles et femelles distincts ; elle n’est pas gonochorique pour autant, puisque chaque individu peut changer de fonction au cours de sa vie.
Le terme monoïque est surtout employé en botanique pour des fleurs mâles et femelles portées par la même plante. Son application aux animaux entretient une ambiguïté que les termes gonochorique et hermaphrodite évitent.