Distichodontidae
Les Distichodontidae sont une famille de poissons d’eau douce africains appartenant aux Characiformes. Leur diversité va de petites formes fuselées à de grands poissons au corps haut. La dentition, la mobilité des mâchoires et le régime alimentaire varient fortement entre lignées, depuis le broutage de végétaux jusqu’à la prédation sur des poissons ou leurs nageoires.
Classification et diversité morphologique
Au 21 septembre 2026, le catalogue d’Eschmeyer reconnaît 16 genres et 111 espèces valides dans cette famille. La classification actuelle place les Distichodontidae avec les Citharinidae dans le sous-ordre Citharinoidei. Les formes à mâchoires peu protrusibles comprennent notamment des espèces herbivores, omnivores ou microprédatrices de morphologies variées. D’autres genres possèdent un corps plus allongé et une mâchoire supérieure mobile adaptée à la capture de poissons. La combinaison de la denture, des proportions corporelles et des caractères des nageoires sert à distinguer les genres et les espèces.
Régimes alimentaires spécialisés
Plusieurs grandes espèces de Distichodus consomment des macrophytes et du périphyton et participent aux flux de matière dans les rivières et les plaines inondables. À l’opposé, Phago, Eugnathichthys et Ichthyborus comprennent des poissons pterygophages qui arrachent des fragments de nageoire à d’autres poissons. L’identification génétique de contenus stomacaux a montré que leurs proies appartiennent à plusieurs familles et que ces prédateurs peuvent exploiter un large éventail de proies, plutôt qu’une seule espèce spécialisée.
Répartition et usages
La famille est endémique de l’Afrique et occupe de nombreux bassins tropicaux, notamment ceux du Congo et du Nil ainsi que des réseaux d’Afrique occidentale et orientale. Le genre Distichodus s’est diversifié à partir d’une histoire étroitement liée aux connexions entre bassins ; ses espèces constituent aussi une ressource pour des pêcheries artisanales et, localement, pour l’élevage. Les effets d’un barrage, d’une perte de plaine inondable ou d’une surexploitation diffèrent selon l’espèce, son régime et sa capacité de déplacement : la famille ne forme pas une unité écologique homogène.