Dominance incomplète

La dominance incomplète est une relation entre deux allèles dans laquelle le phénotype de l’hétérozygote est intermédiaire entre ceux des deux homozygotes. Aucun allèle ne suffit à produire chez l’hétérozygote le phénotype complet associé à l’un des homozygotes.

Base biologique

Cette situation peut résulter d’un effet de dosage. Une seule copie fonctionnelle d’un gène produit alors une quantité de protéine insuffisante pour atteindre le caractère observé chez l’homozygote. D’autres mécanismes biochimiques peuvent aussi engendrer un état intermédiaire. Comme pour la relation dominant-récessif, la description dépend du caractère mesuré et des conditions d’observation.

Distinction avec la codominance

En codominance, les effets des deux allèles restent simultanément identifiables chez l’hétérozygote. En dominance incomplète, ils se traduisent par une valeur ou un aspect intermédiaire. Dans un croisement entre deux hétérozygotes à un locus, les génotypes suivent généralement le rapport mendélien 1:2:1 ; lorsque chaque génotype possède un phénotype distinct, le rapport phénotypique est également 1:2:1. La dominance incomplète ne signifie donc ni mélange irréversible des allèles ni transmission d’une fraction de chacun : leur ségrégation au cours de la méiose demeure normale.

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