Dominant et récessif (allèle)
Dominant et récessif décrivent la relation entre deux allèles d’un même locus pour un caractère défini. Dans un hétérozygote, l’allèle dit dominant contribue au phénotype retenu pour l’analyse, tandis que l’effet de l’allèle dit récessif n’y est pas décelé. Ces qualificatifs sont relatifs au caractère observé, pas des propriétés absolues d’un allèle.
Génotypes et phénotypes
Dans le modèle mendélien le plus simple, un homozygote possède deux exemplaires du même allèle et un hétérozygote deux allèles différents. Si les génotypes AA et Aa partagent le caractère étudié alors que aa présente une autre modalité, A est dominant sur a pour ce caractère et a est récessif vis-à-vis de A. Le terme ne signifie ni « fréquent », ni « normal », ni « avantageux » : un allèle dominant peut être rare ou défavorable.
La dominance concerne le phénotype, non la présence moléculaire de l’allèle récessif. Les deux allèles restent dans le génotype de l’hétérozygote et peuvent être transmis. Des différences de quantité ou d’activité du produit génique expliquent certains cas, mais plusieurs mécanismes moléculaires peuvent conduire au même schéma apparent.
Relations plus complexes
La dominance complète n’est qu’une possibilité. En dominance incomplète, l’hétérozygote présente une valeur intermédiaire ou distincte des deux homozygotes. En codominance, les produits ou caractères associés aux deux allèles sont détectables séparément. Un même allèle peut être dominant par rapport à un second et récessif par rapport à un troisième dans une série allélique.
La pénétrance, l’expressivité, le sexe, le stade de développement, l’environnement et les interactions entre loci modifient également la correspondance entre génotype et phénotype. Chez les poissons d’élevage ou d’ornement, l’apparence d’un caractère ne permet donc pas toujours de déduire un génotype unique sans croisements ou données moléculaires.