Dussumieriidae
Les Dussumieriidae sont une famille de poissons téléostéens de l’ordre des Clupeiformes, appelés harengs ronds ou sardines arc-en-ciel. Leur corps allongé et leur ventre peu caréné les distinguent des nombreux clupéoïdes munis d’une série de scutelles abdominales. Ce sont principalement des poissons marins pélagiques, souvent grégaires et côtiers.
Position taxonomique et caractères
La classification courante d’Eschmeyer place les Dussumieriidae dans le sous-ordre des Clupeoidei, à côté notamment des Clupeidae et des Engraulidae. Le World Register of Marine Species reconnaît la famille Dussumieriidae Gill, 1861 comme acceptée et y rattache les genres actuels Dussumieria et Etrumeus. Des classifications plus anciennes ont traité ce groupe comme une sous-famille des Clupeidae ou lui ont donné une circonscription plus large ; le nom d’un genre historique ne suffit donc pas à déterminer son appartenance actuelle.
Le caractère externe classique est l’absence de la série de scutelles ventrales qui forme une carène chez beaucoup de harengs. Une scutelle pelvienne médiane, souvent décrite comme en forme de W, reste présente. Le corps est fuselé et presque cylindrique, d’où le nom de « hareng rond ». Ces caractères doivent être combinés à l’anatomie, aux données méristiques et à la taxonomie de l’espèce : une silhouette argentée et pélagique n’identifie pas à elle seule la famille.
Écologie et importance trophique
Les Dussumieriidae occupent des eaux marines côtières tropicales à tempérées dans plusieurs bassins océaniques. Ils forment des bancs et consomment principalement du plancton, par capture ou filtration selon l’espèce et la taille. Ils assurent ainsi un transfert d’énergie entre la production planctonique et les prédateurs supérieurs, notamment de grands poissons, oiseaux et mammifères marins.
Plusieurs espèces alimentent des pêcheries côtières ou servent de poissons fourrage. Leur abondance et leur disponibilité peuvent varier avec la productivité, la température, les courants et la distribution des bancs. Une donnée de débarquement reflète donc conjointement l’état de la population, sa capturabilité et l’effort de pêche ; elle ne constitue pas isolément une estimation de l’abondance naturelle.