Pélagique
Pélagique qualifie ce qui appartient à la colonne d’eau, depuis la surface jusqu’aux eaux profondes, sans être directement associé au fond. Le terme s’applique à un habitat, à une communauté ou à un organisme. Il s’oppose principalement à benthique, mais ne signifie ni « marin », ni « océanique », ni « proche de la surface ».
Emploi écologique
Une espèce pélagique accomplit une part importante de son cycle en pleine eau. Elle peut toutefois se reproduire, se nourrir ou se reposer près du substrat à un autre stade : la qualification dépend donc de l’activité et de la période considérées. Elle s’emploie aussi en eau douce pour les organismes vivant dans la colonne d’eau des lacs.
En océanographie, le domaine pélagique comprend les eaux situées au-dessus du plateau continental et celles du large. Sa subdivision verticale — épipélagique, mésopélagique, bathypélagique, abyssopélagique — repose notamment sur la profondeur et la lumière disponible. Ces subdivisions verticales décrivent une position dans la colonne d’eau ; elles ne sont pas une liste de groupes taxonomiques. Une larve et un adulte d’une même espèce peuvent occuper des domaines différents.
Distinctions utiles
« Pélagique » décrit une position dans le milieu, tandis que « planctonique » indique surtout un déplacement dominé par les masses d’eau et que « nectonique » désigne une nage capable de s’opposer au courant. Un poisson démersal se tient près du fond sans nécessairement y vivre posé. Ces catégories ne sont donc pas interchangeables.