Mucus

Le mucus est une sécrétion hydratée et viscoélastique qui recouvre ou lubrifie des surfaces épithéliales. Chez les poissons, il forme une couche renouvelée sur la peau, les branchies et plusieurs muqueuses internes. Il contient des mucines, mais aussi des ions, des lipides, des enzymes et des molécules immunitaires ; sa composition dépend du tissu, de l’espèce et de l’état physiologique.

Une interface vivante avec le milieu

Les mucines contribuent à la consistance du gel et à sa rétention d’eau. Le mucus limite les frottements, piège des particules et des microorganismes et protège les cellules vivantes contre l’abrasion. À la surface cutanée et branchiale, il participe également aux échanges ioniques et à l’équilibre avec le milieu aquatique.

La couche muqueuse contient notamment des lectines, du lysozyme, des composants du complément, des peptides antimicrobiens et des immunoglobulines. Elle héberge aussi un microbiote. Cette association constitue une barrière dynamique plutôt qu’un film stérile : la production, l’élimination et la composition du mucus changent sous l’effet de la salinité, du pH, du stress, d’une lésion ou d’une infection.

Variations et fonctions spécialisées

Un excès ou une raréfaction visible du mucus est un signe peu spécifique. L’aspect macroscopique ne permet pas, à lui seul, d’attribuer une maladie ou un parasite. Le prélèvement peut lui-même stimuler la sécrétion ou diluer certains composants, ce qui influence les analyses.

Chez les discus du genre Symphysodon, les larves en nage libre broutent le mucus épidermique des deux parents pendant une partie du développement. Cette forme de soin parental est spécialisée et ne représente pas la fonction nutritionnelle habituelle du mucus chez les poissons. Les protéines et le microbiote transmis varient au cours de la phase parentale.

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