Espèce exotique
Une espèce exotique est une espèce, sous-espèce ou unité biologique transportée hors de son aire de répartition naturelle par une intervention humaine, intentionnelle ou accidentelle. Selon les cadres de gestion, la notion peut aussi inclure les gamètes, œufs, propagules, hybrides ou formes domestiques capables de survivre et de se reproduire. « Exotique » est généralement employé comme synonyme d’allochtone.
Statuts à distinguer
Une espèce captive importée est exotique relativement au territoire considéré, mais elle n’est pas nécessairement présente dans le milieu naturel. Après libération ou échappement, une population peut rester occasionnelle, puis devenir établie lorsqu’elle se maintient et se reproduit sans apport répété. Une espèce exotique n’est qualifiée d’envahissante que lorsque son introduction ou sa propagation menace la biodiversité ou produit les effets négatifs définis par le cadre considéré.
Le statut dépend d’une aire et d’une période de référence explicites. Une espèce peut être indigène dans un bassin et exotique dans un bassin voisin du même pays. Une extension spontanée de l’aire, notamment en réponse au climat, n’est pas une introduction si aucun transport humain n’intervient. Les déplacements anciens, les données historiques incomplètes et les transferts entre bassins peuvent toutefois rendre l’attribution incertaine.
« Exotique » ne renseigne donc ni sur l’abondance, ni sur le danger, ni sur la valeur esthétique. Une évaluation de risque examine les voies d’entrée, la probabilité de survie et d’établissement, la capacité de dispersion et les conséquences écologiques, sanitaires ou économiques. En aquaculture et en aquariologie, les évasions, les eaux de transport, les équipements et les relâchers constituent des voies distinctes qui appellent des mesures adaptées.