Espèce exotique envahissante préoccupante pour l’Union

Une espèce exotique envahissante préoccupante pour l’Union est une espèce exotique dont les effets négatifs ont été jugés suffisamment importants pour nécessiter une action coordonnée dans l’ensemble de l’Union européenne. Son inscription sur la liste de l’Union résulte d’une évaluation des risques et d’une décision réglementaire ; elle ne découle pas du seul fait que l’espèce soit présente hors de son aire d’origine.

Effets de l’inscription

L’article 7 interdit notamment d’introduire intentionnellement les espèces inscrites dans l’Union, de les détenir, de les élever, de les transporter, de les commercialiser ou de les libérer. Le transport vers des installations d’éradication fait exception. Des permis particuliers et des dispositions transitoires encadrent certains usages et stocks antérieurs. Les États membres organisent aussi la surveillance, la détection précoce, l’éradication rapide des nouvelles populations et la gestion des populations largement répandues.

L’inscription exige que l’espèce soit exotique au territoire de l’Union, capable d’y établir une population viable et de se propager dans les conditions actuelles ou prévisibles, et susceptible d’avoir des effets négatifs importants. Une évaluation des risques doit aussi montrer qu’une action concertée à l’échelle de l’Union est nécessaire et qu’une inscription permettra probablement de prévenir, réduire ou atténuer ces effets.

Dans les régions ultrapériphériques, l’article 6 prévoit un régime distinct fondé sur des listes propres à chaque région ; les restrictions de la liste de l’Union ne s’y appliquent pas automatiquement.

Portée aquatique

La liste comprend plusieurs organismes aquatiques susceptibles d’affecter les habitats, les espèces indigènes, les usages ou la santé animale. Certaines écrevisses concernent directement l’astaciculture. Sa quatrième mise à jour, adoptée en 2025, a ajouté vingt-six espèces et porté la liste à 114 taxons réglementés.

La liste est révisée par règlements d’exécution : le statut juridique d’une espèce dépend donc de la version consolidée applicable et peut évoluer indépendamment de son classement scientifique comme envahissante. L’annexe en vigueur précise le nom scientifique inscrit, ses éventuels synonymes réglementaires et, pour certains taxons, des dates particulières d’application.

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