Iridescent

Iridescent qualifie une surface dont la couleur ou l’éclat varie avec l’angle d’éclairage et d’observation. Chez de nombreux poissons, cet effet est une coloration structurale : la lumière interagit avec des empilements microscopiques de matériaux ayant des indices de réfraction différents. Il ne résulte donc pas nécessairement d’un pigment coloré et se distingue d’une simple teinte métallique uniforme.

Origine optique chez les poissons

Les iridophores, une catégorie de chromatophores, contiennent des plaquettes cristallines souvent constituées de guanine. Les réflexions produites aux interfaces entre ces cristaux et le cytoplasme interfèrent entre elles. Selon l’épaisseur, l’espacement, l’orientation et l’ordre des plaquettes, certaines longueurs d’onde sont renforcées et l’apparence passe du blanc argenté à des couleurs saturées qui changent avec l’angle.

Chez la carpe koï, des réseaux photoniques de cristaux de guanine anhydre présents dans les écailles produisent l’iridescence. D’autres organisations optiques se rencontrent dans la peau, les écailles et l’iris de diverses espèces. Les pigments voisins peuvent absorber une partie de la lumière et modifier la couleur perçue sans être la cause première de l’iridescence.

L’iridescence se distingue de la fluorescence : une structure iridescente sélectionne et réfléchit la lumière incidente, alors qu’un matériau fluorescent absorbe une longueur d’onde puis réémet de la lumière à une longueur d’onde plus grande. Une photographie peut aussi atténuer ou accentuer l’effet selon l’angle, la polarisation et la direction de l’éclairage.

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