Lagon
Un lagon est une étendue d’eau côtière séparée de la mer ouverte par une barrière naturelle, notamment un récif corallien, un cordon sableux ou une île-barrière. En français, le mot est souvent associé aux récifs tropicaux, mais il ne désigne pas uniquement une eau entièrement enfermée ni un milieu dépourvu d’échanges avec l’océan.
Principaux types
Dans un récif-barrière, le lagon occupe l’espace entre le récif et la côte. Dans un atoll, il se trouve au centre de l’anneau récifal. Ces lagons peuvent être profonds et communiquer avec l’océan par des passes. Les lagons côtiers non coralliens sont généralement moins profonds et séparés du large par du sable, des galets ou des îles-barrières.
Le terme se distingue de lagune surtout par l’usage géographique et géomorphologique. Les deux désignent des eaux abritées par une barrière, mais « lagon » est courant pour les systèmes récifaux tropicaux, tandis que « lagune côtière » couvre de nombreux systèmes sédimentaires et estuariens.
Fonctionnement écologique
La circulation dépend des passes, des marées, du vent, des vagues franchissant le récif et des apports d’eau douce. Ces échanges créent des gradients de salinité, de température, de turbidité et de temps de résidence. Les herbiers, fonds meubles, récifs internes et mangroves éventuelles forment une mosaïque d’habitats utilisée pour l’alimentation, la reproduction ou la croissance juvénile de nombreuses espèces.
Un lagon n’est donc ni uniformément calme ni systématiquement peu profond. Sa configuration, son ouverture sur le large et son bilan hydrologique déterminent son fonctionnement.