Lampriformes
Les Lampriformes constituent un ordre de poissons téléostéens marins qui réunit les opahs, les régalecs et plusieurs lignées de poissons-rubans. La classification courante d’Eschmeyer y reconnaît six familles vivantes : Lampridae, Veliferidae, Lophotidae, Radiicephalidae, Trachipteridae et Regalecidae. Leur diversité de formes, depuis un corps haut jusqu’à une silhouette extrêmement allongée, ne correspond pas à un mode de vie uniforme.
Une radiation de formes contrastées
Les lampriformes présentent des spécialisations de l’appareil buccal et de son articulation avec le crâne. La mobilité des mâchoires participe à la capture des proies, mais les caractères diagnostiques portent sur l’organisation des os et des ligaments plutôt que sur la seule impression d’une bouche protractile. Les nageoires sont généralement pourvues de rayons mous ; longueur et disposition varient fortement selon la lignée.
Les Lophotidae et les Regalecidae appartiennent au même ordre tout en conservant des morphologies distinctes. Les opahs se déplacent par les mouvements de leurs grandes pectorales, tandis que les formes rubanées utilisent une organisation locomotrice différente. Un caractère physiologique décrit chez Lampris ne peut donc pas être étendu à tout l’ordre.
Habitats et développement
Plusieurs espèces vivent dans la colonne d’eau au large, parfois à des profondeurs mésopélagiques. D’autres occupent des milieux moins profonds. Une observation en surface ou un échouage renseigne sur un individu, sans définir à lui seul l’habitat habituel de l’espèce.
Les larves peuvent porter des rayons allongés et présenter des proportions très éloignées de celles des adultes. L’identification combine les caractères de développement, les méristiques, l’anatomie et, selon les études, les séquences moléculaires. Les formes immatures et les fossiles contribuent à comprendre l’origine des silhouettes actuelles.
Limites du classement
La graphie Lampridiformes apparaît dans une partie de la littérature. Les classifications ont également varié quant à l’inclusion des Stylephoridae, aujourd’hui séparés dans l’ordre des Stylephoriformes par Eschmeyer. Une étude ancienne ou une base conservant cette famille ne possède donc pas nécessairement la même circonscription. La comparaison d’analyses phylogénétiques exige de vérifier les familles effectivement incluses, et pas seulement le nom de l’ordre.