Lepidogalaxiidae

Les Lepidogalaxiidae sont une famille de poissons d’eau douce représentée par une seule espèce actuelle, Lepidogalaxias salamandroides, le poisson-salamandre du sud-ouest de l’Australie. La classification d’Eschmeyer place cette lignée dans les Lepidogalaxiiformes. Les anciens placements parmi les Salmoniformes ou les Osmeriformes correspondent à d’autres hypothèses de classement.

Une morphologie singulière

Le corps est mince et cylindrique, brun verdâtre, avec des marques sombres et des reflets argentés. Les mâles sont généralement plus petits que les femelles et possèdent une nageoire anale spécialisée. La présence d’écailles permet notamment de distinguer l’espèce des galaxiidés avec lesquels son nom pourrait la faire confondre.

Les yeux sont peu mobiles ; l’animal peut orienter sa tête latéralement grâce à une flexibilité inhabituelle de cette région. L’expression « poisson-salamandre » décrit cette allure et ces particularités, sans indiquer une parenté avec les amphibiens. L’espèce demeure un poisson à nageoires rayonnées, distinct des dipneustes.

Mares temporaires et estivation

Elle occupe surtout des zones humides côtières, des mares peu profondes et des marais dont les eaux sont souvent acides et colorées par les matières humiques. Son aire est restreinte à une portion du sud-ouest australien. Des observations en cours d’eau existent, mais les milieux temporaires jouent un rôle majeur dans son cycle.

Lorsque les mares s’assèchent en été, les poissons peuvent s’enfouir dans le substrat humide et estiver. Cette dormance leur permet d’attendre le retour de l’eau avec les pluies. Elle ne signifie ni une vie durable dans un sol entièrement sec, ni la possession de poumons comparables à ceux des dipneustes. La conservation de l’humidité du refuge reste une condition essentielle.

Cycle et vulnérabilité

Les données du service de l’eau d’Australie-Occidentale décrivent une alimentation comprenant microcrustacés et larves d’insectes, ainsi qu’une reproduction pendant la saison humide. Elles concernent cette espèce et son contexte climatique austral.

La réduction des zones humides et l’allongement des périodes sèches peuvent réduire la disponibilité des refuges. La capacité d’estiver ne compense pas toute perte d’habitat : la durée d’assèchement et le maintien d’un substrat humide déterminent les possibilités de survie entre deux remises en eau.

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