Masses d’eau de transition

Une masse d’eau de transition est, au sens de la directive-cadre européenne sur l’eau, une masse d’eau de surface proche d’une embouchure, partiellement saline en raison de sa proximité avec les eaux côtières mais fortement influencée par les apports d’eau douce. C’est une catégorie réglementaire de gestion et d’évaluation, pas un synonyme strict de tout estuaire.

Délimitation

La catégorie couvre principalement des estuaires, mais sa délimitation repose sur des critères hydromorphologiques et de salinité appliqués au bassin concerné. Les limites amont et aval ne se déduisent donc pas d’une valeur universelle de salinité. Les lagunes ou autres milieux côtiers peuvent relever d’une masse d’eau de transition lorsqu’ils répondent à la définition et à la typologie nationales.

La marée, lorsqu’elle existe, produit des courants alternants et déplace le gradient salin. Elle n’est toutefois pas l’unique déterminant : le débit fluvial, la géométrie, le mélange, le vent et les échanges avec la mer modulent aussi la stratification et le temps de résidence.

Évaluation écologique

La directive distingue ces masses des eaux côtières et des eaux intérieures. Leur état écologique s’évalue à partir d’éléments biologiques, hydromorphologiques et physico-chimiques adaptés au type de milieu. La composition et l’abondance de la faune benthique, du phytoplancton et des poissons peuvent notamment être mobilisées, avec l’oxygénation, les nutriments, la température et la salinité. Une variation naturelle liée au mélange eau douce-eau de mer ne doit pas être confondue avec une dégradation anthropique.

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