Membranes branchiostèges

Les membranes branchiostèges sont deux replis souples de peau soutenus par les rayons branchiostèges, sous la tête des poissons osseux. Elles prolongent ventralement le bord de la chambre operculaire. Leur mobilité accompagne celle de l’appareil hyoïde et de l’opercule pendant la ventilation des branchies, mais elles ne portent pas elles-mêmes les surfaces respiratoires.

Position et structure

Chaque membrane s’insère sur les rayons branchiostèges, eux-mêmes articulés avec les os de la région hyoïde. Elle rejoint la gorge au niveau de l’isthme, zone qui sépare ventralement les deux chambres branchiales. Selon le groupe, les membranes droite et gauche sont libres, unies entre elles ou largement attachées à l’isthme. Ces configurations anatomiques sont utiles pour décrire et comparer les taxons.

La membrane branchiostège se distingue de la membrane operculaire, attachée au bord de l’opercule, et des filaments et lamelles branchiales où diffusent l’oxygène et le dioxyde de carbone. Une lésion de cette région peut néanmoins exposer la chambre branchiale ou altérer son étanchéité fonctionnelle.

Rôle dans la ventilation

Chez de nombreux téléostéens, l’abaissement du plancher buccal agrandit d’abord la cavité buccale et fait entrer l’eau. La coordination du complexe hyoïde, des opercules et des membranes branchiostèges contribue ensuite aux variations de pression qui dirigent cette eau sur les branchies puis vers l’extérieur. Cette pompe bucco-operculaire permet une respiration efficace même lorsque le poisson ne nage pas continuellement.

Le nombre des rayons, l’étendue de la membrane et son degré d’union varient fortement. Ces différences reflètent à la fois l’histoire évolutive et les contraintes mécaniques propres au mode de ventilation ; elles ne constituent pas, isolément, une mesure de la capacité respiratoire.

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